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La Maison de l’Animal à Chennevières-sur-Marne

C’est au coeur de ce grand terrain vert inoccupé, à la frontière entre le pavillonnaire de la ville et le Fort de Champigny, élément emblématique de la ville, que La Maison de l’Animal vient créer la porte d’entrée et la nouvelle identité de ce futur quartier. Elle s’ancre dans un projet urbain d’envergure visant à développer les usages autour du fort ainsi que l’entrée de la ville. Fort de cette implantation géographique, par sa figure de proue, le projet se doit d’être un signal fort, noble, et accueillant, articulant les différentes zones qui le bordent. L’épaisse végétation bordant le fort nous rappelle sa présence et l’état de nature de ce lieu, dans lequel la Maison de l’Animal fait écho; c’est donc naturellement que le projet se tourne vers ce parc préservé, ces éléments territoriaux et vers l’horizon en s’adossant aux bâtiments existants, les préservant de toute nuisance sonore.
Le projet, volume rationnel et compact en R+2 seulement, s’intègre aux bâtiments alentours. Il se compose de deux lignes qui par leur glissement, permettent d’articuler deux extérieurs distincts et d’ancrer le bâtiment en son site. Au sud-est, un extérieur public, en prolongement de la rue, crée le parvis d’accueil. Au nord-ouest, une intériorité recréée au sein de la parcelle permet d’y développer un extérieur plus intime et propice aux animaux. Le glissement des deux lignes permet également une séparation logique et simplifiée des deux entités du programme; la partie accessible au public et la partie dédiée aux associations d’accueil d’animaux. Le recul du bâtiment en deux temps depuis la rue permet de fabriquer un nouveau front bâti à l’Avenue de Coeuilly, tout en créant un parvis généreux.
Fort d’une relation intime avec la nature et cherchant un sens tellurique aux éléments, le choix des matériaux biosourcés s’est tout naturellement imposé, à la fois pour respecter les exigences environnementales mais aussi pour ancrer le projet dans une réalité vertueuse et contextuelle.

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