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Extension du musée de la Grande Guerre de Meaux

rôle sur la mission : Bloom - Paysagiste concepteur 

client : Mairie de Meaux

localisation : Meaux (77)

budget : 2.5M€ HT

programme : construction d’un bâtiment mixte recevant du scolaire avec salle de travail et salle de conservation des oeuvres + terrasses extérieures, jardins et stationnements

équipe :

- architecte mandataire : AKLA

- paysagiste : Bloom - Le Laboratoire des transitions

date : Concours 2024

Extension du musée de la Grande Guerre de Meaux

Le projet d’extension du musée de la Grande Guerre de Meaux s’inscrit dans une approche où le paysage structure l’ensemble de l’intervention. Implanté à l’est du site, dans un secteur initialement logistique, il propose une requalification en continuité avec le parcours existant et le grand paysage de la plaine de Meaux.
Le projet s’appuie sur la structure déjà en place : un dialogue entre l’horizontalité du musée et la verticalité du monument américain, entre mémoire et transmission. Il prolonge cette logique en développant un paysage habité, qui devient un support de médiation autant qu’un espace d’usage pour les habitants et les visiteurs. L’extension ne cherche pas à affirmer une présence formelle, mais à accompagner les dynamiques du site en s’inscrivant dans ses lignes de force.
Le paysage constitue l’élément fédérateur du projet. Il se déploie comme une métaphore du champ de bataille, non pas dans une logique figurative, mais dans une interprétation contemporaine des reliefs bouleversés. Des buttes et des creux structurent un “jardin du vivant”, où l’eau s’accumule dans des noues et des dépressions, favorisant l’émergence de milieux humides et d’une biodiversité spontanée. Ce paysage en mouvement évoque à la fois la mémoire des destructions et la capacité de régénération du vivant.
Le bâtiment principal se glisse dans ce relief comme un soulèvement du sol. Son toit planté prolonge le terrain et assure une continuité écologique, tandis que les espaces intérieurs s’ouvrent largement sur le paysage. Les espaces techniques, dissimulés dans la déclivité, garantissent la lisibilité du site.
Pensé comme une séquence continue, le projet relie musée, tranchées, belvédère et jardin, prolongeant l’expérience de visite au-delà du bâtiment. Il s’appuie sur des principes simples : gestion des eaux à la parcelle, matériaux biosourcés, inertie thermique et adaptation au climat. Le paysage devient ainsi un support de récit et d’usage, articulant mémoire, écologie et pratiques contemporaines.

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